L’Europe répond aux critiques d’Apple pour le retard de Siri AI sur les iPhone et iPad
Le fait qu’Apple ne lance pas la nouvelle Siri AI sur les iPhones et iPads en Europe continue de faire jaser. Hier, ceux de Cupertino ont tiré sur la Commission européenne et sur la loi sur les marchés numériques pour justifier cette décision. Mais les autorités du Vieux Continent ne sont pas restées les bras croisés et ont renvoyé les flèches vers les Californiens.
Comme indiqué Reutersde la Commission européenne, ils ont refusé d’Apple. Le bras exécutif de l’Union européenne affirme que la décision de ne pas lancer Siri AI en Europe correspond purement et exclusivement à celles de la pomme. Et ils leur ont même reproché d’être incapables de développer une solution interopérable et conforme à la réglementation, demandant au contraire de s’exonérer de cette responsabilité.
« La décision de ne pas lancer Siri AI dans l’Union européenne appartient à Apple et à Apple uniquement. Apple n’a tout simplement pas été en mesure de développer des solutions d’interopérabilité répondant aux normes essentielles de sécurité et de confidentialité de l’UE. Au lieu d’essayer de trouver une solution de conformité appropriée, Apple a simplement demandé à la Commission européenne de l’exempter de ses obligations d’interopérabilité. Ce n’est pas une option », a déclaré le porte-parole Thomas Regnier.
De cette manière, la Commission européenne renvoie une fois de plus la balle dans le camp d’Apple dans ce différend dont ils sont les protagonistes depuis un certain temps. Hier, après une brève mention dans le discours d’ouverture Depuis la WWDC, selon laquelle Siri AI ne serait pas disponible en Europe sur les iPhone et iPad, ceux de Cupertino ont ouvertement pointé du doigt le Digital Markets Act (DMA).
Apple et l’Europe échangent des piques sur le lancement de Siri AI
Selon Apple, proposer Siri AI dans iOS 27/iPadOS 27 les obligerait à accorder un accès pratiquement illimité aux données utilisateur et au contrôle de leurs appareils à des assistants IA tiers. L’entreprise américaine a évoqué une « interprétation extrême » de la législation par les régulateurs européens. Ils leur ont également reproché de « refuser de s’engager de manière constructive » dans le développement de solutions qui ne présentent pas de risque pour la vie privée et la sécurité.
Ceux de Cupertino soutiennent que l’accès aux informations des utilisateurs et aux appareils requis par le DMA est trop large et dangereux. Apple estime que les assistants IA tiers peuvent être piratés, ce qui mettrait en danger les mots de passe et autres données publiques sensibles. À cela s’ajoute qu’ils pourraient modifier les fichiers et les paramètres des comptes sans que personne ne s’en rende compte, indique l’entreprise.
Apple a déclaré qu’il proposait des alternatives pour permettre l’arrivée de Siri AI sur les iPhones et iPads en Europe, mais que la Commission européenne les avait rejetées. Plus précisément, il a mentionné le développement d’un système qui fonctionnerait comme intermédiaire entre les IA tierces et les appareils en question, leur offrant les mêmes capacités que Siri AI sans compromettre la sécurité et la confidentialité.
Ce que dit désormais l’Europe, c’est qu’Apple ne voulait pas remplir ses obligations d’interopérabilité en vertu de la loi sur les marchés numériques. Il est évident que les deux parties défendent leurs positions à la lettre, et qu’aucune des deux n’envisage de céder. Quoi qu’il en soit, ceux qui perdent, ce sont les utilisateurs.
La nouvelle Siri AI ne sera pas disponible sur iOS 27/iPadOS 27 en Europe, mais elle viendra sur les autres plateformes Apple. La version renouvelée de l’assistant sera disponible sur macOS 27 Golden Gate, watchOS 27 et visionOS 27.
